Tendances de l’internationalisation de l’enseignement supérieur en Eurasie

Au nom du CIRAD-FIUC, j’ai eu la possibilité de participer à la 6ème Rencontre IUNC EURASIA sur l’Internationalisation de l’Enseignement Supérieur organisée par l’Association des Universités d’Europe de l’Est (EEUA) du 15 au 18 mai 2017 à Moscou, en Russie. Cette dernière réunissait des agences de l’éducation et des responsables des relations internationales d’universités européennes et asiatiques.

 

J’ai le plaisir de partager avec vous quelques-unes des principales tendances liées à l’internationalisation de l’enseignement supérieur dans la région Eurasie et au-delà de celle-ci:

 

Parmi les tendances de l’enseignement supérieur dans les pays de la Communauté des États Indépendants (CEI), composée des 15 ex-républiques soviétiques, il convient de souligner l’attrait exercé par les systèmes éducatifs russe, ukrainien et kazakh. Si l’internationalisation des universités de la région demeure encore un défi à relever, les activités les plus recherchées sont l’échange d’étudiants et l’inscription d’étudiants étrangers. La Chine se classe à la première place des pays privilégiés par la CEI pour l’envoi d’étudiants, suivie de l’Allemagne, du Vietnam, de la Finlande et, enfin, de la France.

La capacité à s’adapter à un panorama international en perpétuel changement est aussi apparue comme une conclusion essentielle de cette rencontre, dans un contexte marqué par l’incertitude qui plane depuis le Brexit et l’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis. Les stratégies visant à attirer les étudiants, fussent-ils nationaux ou étrangers, devront aussi prendre en compte leurs différents profils en fonction de leur niveau de ressources, leur préparation universitaire, ainsi que les motivations qui les ont menés aux études supérieures.

Les collaborations plus spécifiquement tournées vers la préparation à des diplômes conjoints, à des cours en ligne et à des échanges linguistiques atteindront probablement un plus fort développement au cours des prochaines années. Du point de vue scientifique, les dynamiques de coopération et de concurrence qui caractérisent actuellement la production de connaissances entraînent un rôle croissant des universités dans un monde multipolaire marqué par un nombre réduit de grands acteurs. Parmi les autres tendances qui gagneront en importance à l’avenir, on trouve l’échange de données de la recherche, la publication en accès ouvert, la démocratisation de la science avec l’inclusion progressive d’acteurs externes à l’université et les circuits scientifiques propres dans des régions comme le Sud-est asiatique.

 

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